mardi 13 mai 2008

Notre dernier jour à bord du Sagrado Coracao de Jesus

Nous sommes sensés arriver à 6h du matin mais à première vue ça sera plutôt midi. Ce matin nous avons enfin l'explication à propos du non sauvetage d'hier soir. Le conducteur a eu peur que ce soit une ambuscade car le village n'était vraiment pas loin derière, et notre bateau était trop proche de la rive, donc c'était prendre trop de risque pour rien. Ben dites donc, ça craint un peu dans le coin... Nous rangeons nos sacs les derniers, puis mangeons notre dernier repas au drive. Ouaiiiiis, on arrive à Tabatinga. Première priorité, trouver un hôtel. Ça s'annonce assez difficile car on n'a aucune idée de là où on est par rapport au « centre ville ». En fourbes, nous suivons de loin les américains qui semblent (au moins mieux que nous) savoir où ils vont, et surtout, qui parlent portugais. A force de les suivre, nous atterissons dans l'hôtel le plus luxueux de la ville, les américains font demi tour. Mais vu qu'il est au prix d'un formule 1 (chut pas de marque) en France, on se laisse tenter. Surtout qu'après une semaine de hamac, le grand lit va nous faire un bien fou. Nous prenons possession de notre chambre... effectivement c'est luxueux, et nous dormons un peu. Ah... un lit, un vrai lit !!! A notre réveil, nous partons à la recherche d'une agence de voyages pour acheter un voyage en direction d'Iquitos. Nous trouvons un pressing agence (étonnant) tenu par un couple de petit vieux. Probleme, nous n'avons que des reales. Benoît embarque donc en scooter derière le petit vieux qui l'amène jusqu'en colombie pour changer les reales en dollars. Pendant ce temps moi je papote avec la propriétaire des lieux qui trouve que je parle bien l'espagnol (moui, ben faut pas être difficile hein). Une fois les billets en poche, nous partons faire tamponner nos passeports à la police des frontières, et nous allons voir le petit port pour repérer les lieux. Puis nous allons faire un tour, pour nous balader et nous connecter un peu à internet. Nous entrons dans un magasin qui attire notre attention par son nom « casa del chocolate ». Miam miam il y a trop de choses à voir, nous achetons une ou deux bricoles pour la route. Dans ce magasin nous rencontrons un albanais qui sillonne le monde avec son appareil photo. Au départ nous ne comprenions pas ce que c'était cet accent, mais quand on a su qu'il n'était pas français, ça nous a bien impressionné. Parler une langue étrangère comme il le fait... chapeau. Comme tout ce chocolat nous a mis en appétit, nous avons trouvé un petit coin où manger un ¼ de poulet frit et une boisson très sucrée, très aromatisée, et très... rose fluo. Local quoi ! Nous nous mettons vite au lit en rentrant car cette nuit, nous devons nous lever à 3h10 pour prendre le bateau. On n'a même pas le droit d'avoir une nuit entière c'est un supplice.

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