samedi 10 mai 2008

Le retour du poulet.

Réveil... un homme se lève et nous bouscule. Réveil... un homme revient de la douche. Réveil...la cloche sonne. C'est le petit déjeuner, Benoît récupère deux gobelets de sucre/lait/café, on les avales sous les protestations de la femme de cette nuit. Enlevez-lui les piles ! On décide de se rendormir par solidarité pour elle (la gueule!). Pendant la douche de Ben, le colombien vient me mettre en garde pour les sacs à cause de cette nuit. Il m'explique que cette femme est une prostituée qui ramenait son pactol dans son village et qu'elle n'a plus rien. Elle arpente le pont à la recherche de son sac (qui doit être dans l'amazone depuis bien longtemps) ou de tout autre bien qui pourrait épencher sa peine. Merci du conseil. L'anecdote nocturne me réconforte dans mon sentiment d'insécurité. Réglés comme des horloge, nous avalons notre anti palu à 9h et allons à la douche. Au fil du temps et au fil du fleuve, de nouvelles tête apparaissent, bien que l'on ne se soit pas arretée une seule fois, les gens embarquent et débarquent par abordages successifs. Ce midi, retour du poulet tant attendu au menu avec l'accompagnement classique. Après une journée similaire aux précédentes, l'heure du repas arrive. Nous espérons au fond de nous manger du poulet, mais nous nous appercevont que ce n'est qu'au drive (une cuisine en soute à côté du moteur où on peut aller chercher des portions avec nos propres plats) qu'il y en a. Pour nous ce sera viande, gras et os hachés... un régal. Nous regagnons nos hamacs pour une bataille de carte digestive. Les moustiques réapparaissent, les voisins disparaissent (répulsif oblige). Nous nous endormons... réveil. On accoste à Jutaï à 1h, normal ! Des passagers descendent, puis d'autres montent, et viennent s'installe près de nous, ou plutôt sur nous. Je suis en joie car ils balancent mon hamac sans arrêt... Enfin, nous ne sommes plus les seuls touristes, effectivement de jeunes gars (américains?) rigolent de nous et de notre installation façon marsupillami. On se rendort.

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